Lefebvre Zisswiller

Flowing news ✺ Créalab, projet art-sciences, Université de Strasbourg ✺ 14.02.2026 Discesa Libera, création vidéo-musique contemporaine, Milan (IT) ✺ 04.2026 Villa La Brugère, résidence d'écriture, Arromanches-les-Bains (FR) ✺ 11.06—31.08.2026 Art au Centre 19, groupshow, Liège (BE) ✺ 2025 Dotation Temps de recherche artistique, ADAGP ✺☇◯◌◯ Flowing news ✺ Créalab, projet art-sciences, Université de Strasbourg ✺ 14.02.2026 Discesa Libera, création vidéo-musique contemporaine, Milan (IT) ✺ 04.2026 Villa La Brugère, résidence d'écriture, Arromanches-les-Bains (FR) ✺ 11.06—31.08.2026 Art au Centre 19, groupshow, Liège (BE) ✺ 2025 Dotation Temps de recherche artistique, ADAGP ✺☇◯◌◯
Still du triptyque vidéo Translation (2020) réalisée par Lefebvre Zisswiller, un homme à la barbe blanche portant une cape, traverse une étendue d’eau.

Translation, 2020

Installation vidéo HD, 3-canaux synchronisés, 1,77, couleur, son quadriphonique, 13’42

Translation, ou l’expérience d’une terre qui déborde et ne persiste que dans les pas d’un homme. Figure isolée, l’homme circule aux limites du milieu qu’il arpente. Il nous précède, nous accompagne et nous succède. La responsabilité de son geste évolue par la formulation d’une présence qu’il porte. Son déplacement se frotte à l’environnement, s’attache à l’expérience du non-lieu et à l’étendue en écho qui s’étire, doublée par un monde de reflets. Seul l’horizon scinde l’espace dans son rapport intégral.

Réalisation : Lefebvre Zisswiller, étalonnage : Elliot Eugénie, néons : Alexis Neons, production : Lefebvre Zisswiller, avec le soutien de la Région Centre-Val de Loire,  de la Draaf, de la Drac Centre-Val de Loire, du Legta de Chartres La Saussaye et de la Drac Grand Est.

Translation, stills de la vidéo

Translation, vue d’exposition, Les Sentinelles, Le Fresnoy-Studio national des arts contemporains

Still du triptyque vidéo Translation (2020) réalisée par Lefebvre Zisswiller, un homme à la barbe blanche portant une cape, traverse une étendue d’eau.
Still du triptyque vidéo Translation (2020) réalisée par Lefebvre Zisswiller, le tronc d’un saule tordu par la foudre, un enfant est assis et joue de la crécelle.
Vue du triptyque vidéo Translation (2020), réalisée par Lefebvre Zisswiller, dans l’exposition Les Sentinelles-Panorama 22, au Fresnoy.

Translation, 2020

Installation vidéo HD, 3-canaux synchronisés, 1,77, couleur, son quadriphonique, 13’42

Translation, ou l’expérience d’une terre qui déborde et ne persiste que dans les pas d’un homme. Figure isolée, l’homme circule aux limites du milieu qu’il arpente. Il nous précède, nous accompagne et nous succède. La responsabilité de son geste évolue par la formulation d’une présence qu’il porte. Son déplacement se frotte à l’environnement, s’attache à l’expérience du non-lieu et à l’étendue en écho qui s’étire, doublée par un monde de reflets. Seul l’horizon scinde l’espace dans son rapport intégral.

Réalisation : Lefebvre Zisswiller, étalonnage : Elliot Eugénie, néons : Alexis Neons, production : Lefebvre Zisswiller, avec le soutien de la Région Centre-Val de Loire,  de la Draaf, de la Drac Centre-Val de Loire, du Legta de Chartres La Saussaye et de la Drac Grand Est.

Translation, stills de la vidéo

Translation, vue d’exposition, Les Sentinelles, Le Fresnoy-Studio national des arts contemporains

Still du triptyque vidéo Translation (2020) réalisée par Lefebvre Zisswiller, un homme à la barbe blanche portant une cape, traverse une étendue d’eau.
Still du triptyque vidéo Translation (2020) réalisée par Lefebvre Zisswiller, le tronc d’un saule tordu par la foudre, un enfant est assis et joue de la crécelle.
Vue du triptyque vidéo Translation (2020), réalisée par Lefebvre Zisswiller, dans l’exposition Les Sentinelles-Panorama 22, au Fresnoy.

Candela, 2022

Installation vidéo 4K, 1,77, couleur, son stéréo, 12’01, néons (dimensions variables), compost

«En ce temps là, nous entrions dans la nuit et plus rien n’apparaissait distinctement. Nous cherchions alors à modifier nos postures pour construire d’autres relations avec notre milieu.» À travers une suite de stances, Candela met en scène des adolescents dans des positions d’affût ; attentifs aux manifestations du vivant.

Réalisation : Lefebvre Zisswiller, étalonnage : Elliot Eugénie, néons : Alexis Neons, production : Lefebvre Zisswiller, avec le soutien de la Région Centre-Val de Loire,  de la Draaf, de la Drac Centre-Val de Loire, du Legta de Chartres La Saussaye et de la Drac Grand Est.

Candela, stills de la vidéo

Candela (détail de l’installation), néons, gaz argon, compost, organismes vivants

Still de la vidéo Candela (2022) réalisée par Lefebvre Zisswiller, un jeune homme accroupis dans le feuillage regarde vers le ciel.
Still de la vidéo Candela (2022) réalisée par Lefebvre Zisswiller, un jeune homme traverse une forêt au crépuscule.
Deux néons bleus sinueux sur du compost sombre, détail de l'installation lumineuse Candela (2022).

État du langage, 2021

Film, DCP, 1,33, couleur, son digital 5.1, 13’12

Le langage est une matière organique, visible et translucide, que l’on peut traverser de part en part. Il se déploie dans son propre milieu comme un magma ou comme des cristallisations solides et creuses. Au cours de ces changements d’état, une prosodie cherche à se manifester et à s’extraire. Il s’agit d’ausculter cette tentative de formulation et les forces transformatrices du langage. 

Réalisation : Lefebvre Zisswiller, image : Alan Guichaoua, montage : Anna Brunstein, CGI : Alexandre Peschmann, étalonnage : Marine Surblé, ingénieur du son : Christian Cartier, assistant prise de son : Victor Lenoir, sound design : Adrien Fontaine, montage son et mixage : Clément Decaudin, assistant montage son : Manu Martin production : Le Fresnoy-Studio national des arts contemporains, partenariats : le CIAV Meisenthal, le CRD Tourcoing, l’Icam Lille

État du langage, stills du film

Le chant du verre, texte, BeauxArts

Still du film État du langage (2021) réalisé par Lefebvre Zisswiller, montrant l’embouchure d’une speech bubble en matière transparente.

Comment mettre en scène le langage ? Donner corps au son à travers des images, mission impossible ? Qu’à cela ne tienne, c’est le défi que s’est lancé le duo Lefebvre/Zisswiller, respectivement Nicolas et Camille, qui ont fait leurs armes à l’École du Louvre, à la HEAR de Strasbourg ou encore à la Cambre de Bruxelles, avant de rejoindre les rangs du Fresnoy en 2019.

Leur court métrage État du langage, réalisé en 2021 et présenté l’année suivante à l’Imagine Science Film Festival de New York, montre la métamorphose du verre. Treize minutes durant, les images réelles et les visions modélisées par ordinateur d’un bloc translucide se succèdent. Il se tord à l’envi, générant une valse étrange des atomes en mouvement.

Pour le duo, au cours des changements d’état de la matière, « une prosodie » – musique du langage propre à chaque langue – se manifeste. Et quelle musique ! À la moitié du film (7’30), le son numérique se met à rire, d’un petit hoquet de « ha » et de « ha ». Des infimes bribes de paroles cristallines, à la fois capricieuses et inquiétantes – c’est à nous de le dire – rythment cette épopée de la matière en fusion. Entre expérimentation, poésie visuelle et cinéma d’animation, le court métrage exprime avec finesse ce qui est formulé au-delà du langage.

Sophie Bernal, 2022

Muddy Doodle, 2024
Série photographique

Réalisées en Occitanie sur le site d’une ancienne faïencerie recouverte aujourd’hui par la forêt, les photographies de la série Muddy Doodle confondent plusieurs typologies : matière et mémoire, environnement et relations, artefact et geste automatique. La notion d’automatisme provient de l’industrialisation du site, où des ouvrier·ères ont produit pendant plus d’un siècle des objets en série à partir de l’argile locale. À revers de cette production, les artefacts découverts au même endroit et présentés dans les photographies constituent des formes abstraites échappant à toute classification, proches du répertoire de signes d’un langage primal. Tel un rituel précédant la mise à l’oeuvre du travail manufacturé, ces formes autonomes manifestent la pure préhension, l’excitation motrice et la manipulation spontanée de la matière. L’argile renvoie à une dualité : essentielle à la vie par sa composition chimique, c’est aussi un support de croyance en tant qu’objet façonné. En convoquant l’idée — présente dans plusieurs récits sur l’origine de l’humanité et dans certaines théories scientifiques contemporaines — selon laquelle la vie s’est formée à partir de l’argile, la série exhume une mémoire mythique du monde. Témoignage d’une présence invisible laissée par l’humain dans un milieu, Muddy Doodle invite à imaginer d’autres relations possibles au territoire, en nous tournant littéralement vers le sol.

1.

« En ce temps là, nous entrions dans la nuit et plus rien n’apparaissait distinctement. Nous cherchions alors à modifier nos postures pour construire d’autres relations avec notre milieu. »

À travers une suite de stances, Candela met en scène des adolescents dans des positions d’affût, attentifs aux manifestations du vivant.

 

Réalisation : Lefebvre Zisswiller, étalonnage : Elliot Eugénie, néons : Alexis Neons
Production : Lefebvre Zisswiller avec le soutien de la Région Centre-Val de Loire, la Draaf, la Drac Centre-Val de Loire, le Legta de Chartres La Saussaye et la Drac Grand Est.

Translation, ou l’expérience d’une terre qui déborde et ne persiste que dans les pas d’un homme. Figure isolée, l’homme circule aux limites du milieu qu’il arpente. Il nous précède, nous accompagne et nous succède. La responsabilité de son geste évolue par la formulation d’une présence qu’il porte. Son déplacement se frotte à l’environnement, s’attache à l’expérience du non-lieu et à l’étendue en écho qui s’étire, doublée par un monde de reflets. Seul l’horizon scinde l’espace dans son rapport intégral.

 

Réalisation, montage : Lefebvre Zisswiller, image : Ivan Castineiras Gallego, assistante réalisation : Lauren Oliel, ingénieure du son : Ludivine Pelé, lumières : Ludovic Pollet, étalonnage : Julien Saez, sound design : Adrien Fontaine, montage son et mixage : Ludivine Pelé, sound design : Adrien Fontaine

Production : Le Fresnoy -Studio national des arts contemporains, avec le soutien de la Région grand Est

Le langage est une matière organique, visible et translucide, que l’on peut traverser de part en part. Il se déploie dans son propre milieu comme un magma ou comme des cristallisations solides et creuses. Au cours de ces changements d’état, une prosodie cherche à se manifester et à s’extraire. Il s’agit d’ausculter cette tentative de formulation et les forces transformatrices du langage.

 

Réalisation : Lefebvre Zisswiller, image : Alan Guichaoua, montage : Anna Brunstein, CGI : Alexandre Peschmann, étalonnage : Marine Surblé, ingénieur du son : Christian Cartier, assistant prise de son : Victor Lenoir, sound design : Adrien Fontaine, montage son et mixage : Clément Decaudin, assistant montage son : Manu Martin

Production : Le Fresnoy – Studio national des arts contemporains, partenariats : CIAV Meisenthal, CRD Tourcoing, Icam Lille

L’idée selon laquelle la vie s’est formée à partir de l’argile existe dans plusieurs récits sur l’origine de l’humanité et dans certaines théories scientifiques contemporaines. L’argile renvoie à une dualité : essentielle à la vie par sa composition chimique, c’est aussi un support de croyance en tant qu’objet façonné.

La série photographique Muddy Doodle ausculte le processus d’apparition de concrétions en argile, prenant leur origine dans les gestes que plusieurs générations de faïencier·ères ont inscrit dans la terre tout au long du XIXème siècle. Témoignages de la préhension et de l’excitation motrice, ces manipulations nous interrogent sur la possibilité d’une présence invisible laissée par l’humain·e dans un milieu.

 

Avec le soutien de la Région Grand Est et de Accélérateur de Particules. Cycle de création « C’est un fantasme ça aussi, la totalité ».

Formules Formules Formules Formules Formules Formules Formules Formules Formules Formules Formules Formules Formules Formules Formules Formules 

Depuis ces épaules

Depuis ces épaules Depuis ces épaules

Depuis ces épaules

Depuis ces épaules

Depuis ces épaules

Depuis ces épaules

Depuis ces épaules

Depuis ces épaules 

Comment percevoir le mouvement des pierres, ces organismes du temps profond ? La question est à l’origine de la série photographique Mineral Tides, réalisée lors d’une enquête sur les murs en pierres sèches présents dans les collines du parc naturel régional des Ballons des Vosges. La recherche se concentre sur les plus anciens murs de la zone, croisant le regard d’un murailler, d’un géobiologue et d’un géologue pour approcher les enjeux structurels et cosmiques des édifices.

Chaque pierre du mur est placée selon son orientation de naissance, c’est à dire, selon la direction dans laquelle elle se trouvait lorsqu’elle s’est détachée de la roche mère. Le mur est un assemblage sans liant dans lequel un tiers du volume est vide. Dans ce corps creux, toutes les pierres portent en silence la traction gravitationnelle de la lune qui soulève la croûte terrestre telles des respirations imperceptibles. Le mur en pierre sèches est une zone de contact vivante reliant les strates du temps géologique et humain, et le révélateur d’un lien invisible avec l’environnement.

 

Avec le soutien de la DRAC Grand Est (Été culturel – dispositif Jeunes Estivants)

Production : Lefebvre Zisswiller avec le soutien de la Région Grand Est. Cycle de création « C’est un fantasme ça aussi, la totalité ».

Réalisée dans un laboratoire de biologie marine, cette série s’inscrit dans un cycle de recherche sur les rapports de pouvoir et d’écoute dans la Baltique. L’algue est ici une intermédiaire pour approcher le milieu sous-marin, et un marqueur de l’état de santé de la mer, signalant les fragilités d’un corps liquide confronté à de multiples pressions anthropiques.

Milan. Nous avons traversé les mondes en suivant différents états de l’eau — océan, sueur, lacs, rivières, larmes, pluie, flaques — toujours évaporés. Nous avons alors glissé entre le plissement des roches, en nous laissant pousser vers le ciel par les plaques africaine et eurasienne. Nous avons suivi l’érosion et les effondrements répétés. Puis l’ascension s’est accélérée : croissance effrénée de la dolomie, frictions cristallines, oscillations et mémoires minérales secouées par le cycle des marées terrestres. Nous sommes montés dans la glace et la neige durcie.

Les mains tendues reprennent le cheminement en sens inverse, cherchent une ligne à suivre.

En partant de la visualisation, étape préparatoire durant laquelle les skieur·euses se projettent mentalement dans chaque détail du terrain à parcourir lors de la course, Les (corps) traversants, I (corpi) traversanti nous met en contact avec les strates d’une mémoire du temps profond, où la matière sédimente, se dissout. Les gestes des sportif·ves et ceux de la pianiste se fondent dans les mouvements d’autres corps bien plus vastes, les mains guident cette descente du corps, à la fois mentale et concrète, intérieure et cosmique.

 

Réalisation, montage : Lefebvre Zisswiller, composition musicale : Giulia Lorusso, étalonnage : Elliot Eugénie
Production : Divertimento Ensemble, Milan

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