







I (corpi) traversanti, Les (corps) traversants, 2026
vidéo HD, 1,77, couleur, son stéréo, 9’20
Milan. Nous avons traversé les mondes en suivant différents états de l’eau — océan, sueur, lacs, rivières, larmes, pluie, flaques — toujours évaporés. Nous avons alors glissé entre le plissement des roches, en nous laissant pousser vers le ciel par les plaques africaine et eurasienne. Nous avons suivi l’érosion et les effondrements répétés. Puis l’ascension s’est accélérée : croissance effrénée de la dolomie, frictions cristallines, oscillations et mémoires minérales secouées par le cycle des marées terrestres. Nous sommes montés dans la glace et la neige durcie.
Les mains tendues reprennent le cheminement en sens inverse, cherchent une ligne à suivre.
En partant de la visualisation, étape préparatoire durant laquelle les skieur·euses se projettent mentalement dans chaque détail du terrain à parcourir lors de la course, Les (corps) traversants, I (corpi) traversanti nous met en contact avec les strates d’une mémoire du temps profond, où la matière sédimente, se dissout. Les gestes des sportif·ves et ceux de la pianiste se fondent dans les mouvements d’autres corps bien plus vastes, les mains guident cette descente du corps, à la fois mentale et concrète, intérieure et cosmique.
Réalisation, montage : Lefebvre Zisswiller, composition musicale : Giulia Lorusso, étalonnage : Elliot Eugénie
Production : Divertimento Ensemble, Milan